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Une petite histoire de macro : compter le nombre de mots dans un paramètre de macro

avril 11, 2010

Il est courant de devoir compter le nombre de mots dans un paramètre de macro. Il est par exemple possible de vouloir créer une boucle pour travailler chacun des termes contenu dans cette macro de manière séparée.

Voici donc l’histoire d’une mini macro qu’on nommera CNT_WRD qui crée une macro variable TOT_WRD renvoyant le nombre de mots contenu dans le paramètre TXT.

Ceci est pour vous l’occasion de voir ou revoir un raisonnement possible dans la construction d’une macro sous SAS.

1. Préciser ses besoins, une rapide « spécification »

La macro CNT_WRD composée d’un seul paramètre retournera dans une macro variable TOT_WRD le nombre de mots contenus dans le texte donné dans le paramètre de macro.

Ici on considérera comme mot, tout terme séparé par au moins un blanc.

Si le paramètre de macro est vide, la macro ne devra pas afficher de message d’erreur et la macro variable TOT_WRD sera égale à 1. Par défaut, aucune valeur ne sera entrée dans le paramètre TXT.

La macro variable doit pouvoir être utilisable à l’extérieur de la macro (macro variable globale).

2. Tester la fonction COUNT dans une étape data

La fonction COUNT permet de comptabiliser certains caractères et donc de répondre à ce type de besoin. En fait, cette fonction ne compte pas le nombre de mots mais compte le nombre de caractères définis par le second élément dans la fonction; dans notre cas, elle comptera le nombre de blancs. Il faut donc ajouter 1 au total.

Voici un exemple dans une étape data.

data _null_;
tot_wrd=1+count(‘mot1 mot2’,‘ ‘);
put tot_wrd=;
run;

Dans la log, vous pouvez voir que cnt_wrd=2.

Mais cela ne suffit pas pour gérer les blancs multiples et les blancs aux extrémités. Car si vous avez plus d’un blanc entre chaque mot, chacun sera compté. Il faut donc les enlever au préalable (avec la fonction COMPBL ici). Les blancs de début et fin peuvent s’enlever au moyen de la fonction STRIP.

data _null_;
tot_wrd=1+count(strip(compbl(‘ mot1 mot2 ‘)),‘ ‘);
put tot_wrd=;
run;

Mais que ce passe t-il si notre texte à compter est vide ? TOT_WRD sera égal à 1. Il faut donc ajouter le 1 au total que si le texte à analyser n’est pas vide.

data _null_;
length txt $200;
txt=;
if txt ne ‘ ‘ then tot_wrd=1+count(strip(compbl(txt)),‘ ‘);
put tot_wrd=;
run;

3. Créer la macro

Comme indiqué dans le dernier point, on travaille ici de manière conditionnelle. Si le paramètre de macro TXT est vide, la macro variable CNT_WRD nouvellement créée prend la valeur zéro. Sinon, On passe par la fonction COUNT.

Comme il n’existe pas d’équivalent aux fonctions COUNT et COMPBL en langage macro, il faut encadrer chacune d’elle dans une fonction macro SYSFUNC.

Ici on notera que la fonction STRIP n’apparaît pas. Les blancs de début et de fin en langage macro n’ont aucun impact.

%macro cnt_wrd(txt=);

%global tot_word;

%if &txt.= %then %let tot_wrd=0;
%else %let tot_wrd=%eval(1+%sysfunc(count(%sysfunc(compbl(&txt.)),%str( ))));

%mend cnt_wrd;

Pour représenter un blanc dans une étape data, il suffit d’utiliser des guillemets. En langage macro, on fait appel à la fonction %STR(). Il faudra ne pas oublier d’ajouter un blanc entre les parenthèses.

Afin d’ajouter 1 au résultat de la fonction COUNT, il faut utiliser la macro fonction %EVAL. Le contenu des macro variables sont sinon tous interprétés comme du texte, qu’il s’agisse de nombres ou pas.

Enfin, pour que cette macro variable TOT_WRD soit utilisable en dehors de la macro, il faut qu’elle soit globale. Hors par défaut, une macro variable créée dans une macro est locale, c’est-à-dire n’existe que le temps de la macro. L’instruction %GLOBAL TOT_WRD; résouds le problème.

4. Tester la macro dans le cadre de sa validation

Que se passe t-il quand on ne change pas la valeur par défaut du paramètre de macro ?

%cnt_wrd;
%put Valeur de TOT_WRD: &tot_wrd;

Que se passe t-il quand le paramètre de macro TXT est vide de texte ?
%put Valeur de TOT_WRD: &tot_wrd;

%cnt_wrd(txt=);
%put Valeur de TOT_WRD: &tot_wrd;

Que se passe t-il lorsqu’il n’y a qu’un mot?

%cnt_wrd(txt=mot1);
%put Valeur de TOT_WRD: &tot_wrd;

Que se passe t-il quand il y a plusieurs mots ?

%cnt_wrd(txt=mot1 mot2 mot3);
%put Valeur de TOT_WRD: &tot_wrd;

Que se passe t-il quand il y a des blancs multiples entre les mots, en début et à la fin ?

%cnt_wrd(txt= mot1 mot2 mot3 );
%put Valeur de TOT_WRD: &tot_wrd;

Que se passe t-il quand il y a des blancs multiples entre les mots, en début et à la fin ?

%cnt_wrd(txt=mot1 mot2);
%put Valeur de TOT_WRD: &tot_wrd;

Que se passe t-il quand la macro est appelée plusieurs fois ?

%cnt_wrd(txt=mot1 mot2);
%put Valeur de TOT_WRD: &tot_wrd;
%cnt_wrd(txt=mot1);
%put Valeur de TOT_WRD: &tot_wrd;

Lecture complémentaire

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Deux manières de créer un data set vide

juillet 2, 2009

Dans un précédent article Copier la structure d’un data set et se séparer des données, nous avons vu comment récupérer la structure d’une table (data set) de référence, c’est-à-dire copier les caractéristiques des variables sans les données. Ici, vous verrez comment créer un data set, appelé EMPTY, sans données et sans se baser sur un data set de référence.

L’intérêt est de souvent de pouvoir ensuite empiler des data sets ayant des longueurs de variables. En effet la longueur d’une variable rencontrée dans le premier data set sera la longueur de référence. Il ne faut pas qu’elle soit plus petite que celle du data set suivant. Autrement le texte des observations d’après est coupé (truncated).

1. Avec une étape data

Au choix, vous avez l’instruction ATTRIB ou les différentes instructions LABEL, LENGTH, FORMAT, INFORMAT pour créer les variables du data set.

data empty;
attrib var_text   label=‘Var. caractère, longueur 20’ length=$20
var_num_dt label=‘Var. numérique, longueur 8’ format=date9.;
stop;
run;

Dans la log, SAS précisera qu’aucune valeur n’a été donné aux variables VAR_TEXT et VAR_NUM_DT.

NOTE: Variable var_text is uninitialized.
NOTE: Variable var_num_dt is uninitialized.

2. Créer un data set vide avec la procédure SQL

La procédure SQL

proc sql;
create table empty
(
var_text char(20) label=‘Var. caractère, longueur 20’ ,
var_num_dt num label=‘Var. numérique, longueur 8’ format=date9.
);
quit;

3. Voir le résultat

J’ai choisi d’ajouter l’option VARNUM à la procédure PROC CONTENTS pour afficher les données dans l’ordre

proc contents data=empty varnum;
run;

La variable VAR_TEXT apparaît en premier. Il s’agit d’une variable alphanumérique de longueur 20 sans format et ayant pour libellé : Var. caractère, longueur 20.

La seconde variable VAR_NUM_DT est numérique, de longueur 8. Le format DATE9 est appliqué dessus de manière permanente. Le libellé de cette variable est : Var. numérique, longueur 8.

The CONTENTS Procedure

Variables in Creation Order

# Variable   Type   Len Format Label

1 var_text   Char   20         Var. caractère, longueur 20
2 var_num_dt Num     8  DATE9. Var. numérique, longueur 8

Lectures complémentaires

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Créer une date SAS de 3 manières

avril 28, 2008

Cet article a été réécrit. Il est disponible sur programmeur-pro.com

 

Le langage SAS utilise sa propre échelle de temps. Dans un premier temps, je vous rappèle comment est définie une date, une heure et une combinaison de l’heure et du jour. Puis, je vous propose trois alternatives pour convertir ou créer ces valeurs.

1. Rappel sur la notion de date SAS et datetime SAS

Date : Une date SAS est un nombre entier égal au nombre de jours écoulés depuis le 1er janvier 1960. Les dates avant 1960 sont donc négatives. Le 1er janvier 1960 est égal à zéro. Ainsi la différence entre deux dates SAS est un nombre de jours.

Time : Un time SAS est un nombre représentant le nombre de secondes écoulées depuis minuit. Il varie entre 0 et 86400 (60 secondes * 60 minutes *24 heures). La différence entre deux times SAS est un nombre de secondes.

Datetime : Un datetime SAS est un nombre représentant le nombre de secondes écoulées depuis le 1er janvier 1960. Ce nombre aura une valeur décimale si on utilise des dixièmes de secondes. Mais ceci est rare. La différence entre deux datetimes SAS est donc un nombre de secondes.

Avantages : Ces nombres facilitent les calculs sur le temps écoulé. De plus, les fonctions de temps SAS ont besoin de ces valeurs. Ainsi la fonction MONTH extrait le mois d’une date SAS (SAS Online Doc. : Liste des fonctions DATE).

Inconvénient et parade : pour lire ces dates/time/datetime, on préfère les voir en langage humain. Soit un format est appliqué sur la valeur numérique, soit une variable caractère est créée avec une fonction PUT et le nom du format. Ce sujet ne sera pas détaillé dans cet article.

SAS Online Doc : About SAS Date, Time and Datetime Values

2. Les fonctions MDY et DHMS

Créer une date avec la fonction MDY : La fonction MDY crée une date SAS. Elle a besoin de trois informations : le mois, le jour et l’année. Aux Etats-Unis, le mois apparaît en premier dans la date, suivi du jour et enfin du mois. Les trois paramètres de cette fonction sont donc des valeurs numériques. Le langage SAS ayant été créé aux Etats-Unis, l’ordre des paramètres de la fonction MDY est le même. Le nom de la fonction est lui-même parlant : M pour month, D pour day et Y pour year.

visit_dt = mdy(visit_m,visit_d,visit_y);

Créer un time avec la fonction HMS : la fonction HMS retourne un time SAS. Elle est composée de l’heure, des minutes et des secondes.

visit_hour = hms(vist_hr,visit_min,visit_sec);

Créer un datetime avec la fonction DHMS : Créer une datetime avec la fonction DHMS : la fonction DHMS créer une datetime SAS. Elle a 4 paramètres : la date SAS, l’heure, les minutes et les secondes.

visit_time = dhms(visit_dt, vist_hr,visit_min,visit_sec);

3. Lire un texte et le convertir en date/time/datetime

On peut lire une valeur texte et demander à SAS de l’interpréter comme une date. Il faut alors que ce texte suivre une des structures répertoriées par SAS. On parle d’informat. En voici la liste complète : SAS Online Doc., Informats by Category. La fonction INPUT est alors utilisée. Le premier paramètre est soit une valeur texte entre guillemets, soit une variable texte.

DATE informat : Une des notations les plus utilisées pour lire des dates est le jour suivi des trois premières lettres du mois en anglais et enfin de l’année exprimée avec 4 chiffres. La longueur totale étant de 9 caractères, l’informat s’appelle date9. DATE. a pour valeur par défaut 7. Cela impose une année à 2 chiffres.

jour = input(’25NOV1952′,date9.);

nov_dt = input(’25NOV52′,date7.); *attention à l’option globale YEARCUTOFF qui décidera s’il s’agit de 1952 ou 2052 par exemple (voir la note plus bas);

TIME informat : L’informat TIME. a pour longueur par défaut 8. Donc TIME. et TIME8. sont identiques.

heure = input(’08:15:00′,time.);

DATETIME informat : L’informat DATETIME. a pour longueur par défaut 18. Ainsi DATETIME. et DATETIME18. sont identiques.

jour_heure = input(’25NOV1952:08:15:10′,datetime.);

Note sur l’option YEARCUTOFF :

a. Identifier la valeur actuelle de YEARCUTOFF : pour savoir quelle est l’année de YEARCUTOFF, consultez la log après avoir soumis le code suivant :

proc options;
run;

b. Changer le yearcutoff : pour alterner cette valeur, utilisez l’instruction globale OPTIONS et le mot-clé YEARCUTOFF.

options yearcutoff=1950;

c. Interprétation : avec une YEARCUTOFF de 1920,

  • une année inférieure à 20 sera interprétée comme égale à une année 2000 :  20xx.
  • Une année supérieure ou égale à 1920 sera interprétée comme une année 1900 : 19xx

4. Ecrire manuellement quelques valeurs date/time/datetime

Une manière rapide de créer une date SAS si, et seulement si, on a très peu de valeurs à entrer est de faire suivre la valeur texte de d, t ou dt selon qu’il s’agisse d’une date, d’un time ou d’un datetime.

x = ‘ 25NOV1952’d;

x = ’08:15:00’t;

x = ’25NOV1952:08:15:10’dt;

SAS Online Doc. : SAS Constants in Expressions

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Le luxe des macros, B.A.BA de la syntaxe

février 18, 2008

voiture_bleue.jpg 

Pour répéter un même programme SAS avec quelques nuances, trois possibilités s’offrent à vous :

  1. la macro,
  2. le data _null_,
  3. le call execute.

Aujourd’hui, je vous propose de voir la notation de base pour la création d’une macro. Pour pouvoir ensuite développer vos propres macros, vous devrez savoir comment résoudre une macro variable.

1. Définition et appel : le minimum

1.1 Encadrer votre programme entre les instructions %MACRO et %MEND : une des caractéristiques du langage macro est l’utilisation du signe pourcentage (%) devant des mots-clés. Ceux qui créent une macro n’échappent pas à la règle. On trouve le %MACRO pour annoncer le début de la définition et le %MEND pour arrêter la définition. Pourquoi le mot %MEND ? M est la référence au mot MACRO et END est le mot FIN en anglais.

%macro;
*mon programme SAS;
%mend;

Important : on s’assurera que la définition de la macro est terminée avant d’en commencer une nouvelle.

1.2 Un nom pour ma macro : il faudra aussi donner un nom à la macro pour pouvoir l’identifier par la suite.

%macro monlisting;
*mon programme SAS;
%mend monlisting;

L’utilisation du nom de la macro en clôture n’est pas obligatoire mais c’est un bon repère dans votre programme.

1.3 Appel de macro : pour appeler votre macro, il vous suffit ensuite de faire précéder le nom de la macro du signe pourcentage.

%monlisting;

2. Imaginez un questionnaire en ligne avec des champs à remplir : parfois une valeur est inscrite par défaut, parfois le texte à remplir est libre ou réduit à un éventail de proposition. Dans notre cas, le champ est un paramètre de la macro. Derrière chacun de ces champs se cache un nom. Il faudra donc donner un nom à ce paramètre. Et enfin, la valeur d’origine est optionnelle. Ces paramètres, qui permettent de nuancer le programme, sont définis dans l’instruction %macro :

%macro monlisting(annee=ALL,imprimer=NO,patient=);

2.1 Utiliser les valeurs par défaut : pour appeler la macro en utilisant les paramètres par défaut, on écrira soit la macro sans paramètres, ou on pourra rappeler les valeurs d’origine pour améliorer la lisibilité, si besoin est.

%monlisting;
%monlisting(annee=ALL,imprimer=NO,patient=);

2.2 Changer les valeurs des paramètres : pour appeler la macro avec une option d’impression différente, le paramètre imprimer sera ajouté :

%monlisting (imprimer=YES);

Important : ici j’ai fait le choix de vous présenter la notation la plus pratique, mais ce n’est pas la seule. Le signe égal est indiqué même si tous les paramètres n’ont pas de valeur par défaut. Ainsi lors de l’appel de macro, on pourra agir sur les paramètres :

  • plus besoin de lister tous les paramètres
  • plus besoin de respecter l’ordre d’origine des paramètres

3. Utiliser les valeurs des paramètres dans le programme : les paramètres d’une macro sont considérés comme des macros variables et rappelés dans le programme comme tels.